Un plateau de musculation tourne douze heures par jour, sept jours sur sept, avec des utilisateurs qui ne ménagent rien parce que ce n'est pas à eux. Les roulements, les câbles, les garnitures et les revêtements d'un appareil de fitness professionnel sont dimensionnés pour cela, et pour un entretien programmé - c'est la seule différence qui compte, et elle ne se voit pas en salle d'exposition.
Shua fabrique ce matériel de musculation et de cardio-training, et c'est ce que nous fournissons et installons sur la plupart des plateaux. Nous disons franchement ce qu'un parc consomme en pièces d'usure sur cinq ans : c'est une ligne de budget que les projets oublient systématiquement, et qui se découvre au premier câble à changer.
Un plateau se compose de trois zones aux besoins distincts. Les charges libres, qui demandent le sol le plus épais, les ancrages et la hauteur. Les machines guidées, plus denses et moins exigeantes au sol mais gourmandes en circulation. Le cardio-training, qui se place en fonction de la ventilation, des prises électriques et des vues - personne ne veut courir face à un mur, et l'alimentation se traite au plan, pas après la pose.
L'implantation se juge aux circulations autant qu'aux machines. Un plateau dense paraît rentable sur un plan et devient invivable à l'usage : il faut la largeur de passage entre deux rangées, le dégagement derrière un rack pour reculer, la place réelle pour charger et décharger une barre sans gêner le poste voisin. Nous dessinons ces dégagements avant de placer les appareils, et non l'inverse.
L'ordre de montage ne se discute pas : les sols d'abord, les ancrages ensuite, les machines lourdes après, les miroirs et les finitions en dernier. Inverser deux étapes coûte cher - un miroir posé avant l'arrivée des machines se raye. Voir fitness et cross-training, installation et livraison.